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Paroles

Jeudi 31 mars 2005

 

 

1 / La fleur

 

J’ai aimé une fleur
Elle m’a appris l’amour
Elle m’a appris les pleurs
C’était si naturel
J’étais tellement pollué
Elle était tellement belle
J’aimais la renifler

La Fleur

Alors je ferme les yeux
Pour reprendre des couleurs
Mais l’orange m’émeut
Et le noir me fait peur
La tristesse m’assassine
C’est la mort qui m’effleure
J’ai perdu c’est un signe
Capucine, la fleur

La Fleur


2 / Le Baptême

 

C’est voyant comme je t’aime
C’est troublant de jouer ce thème
La cérémonie du Baptême
Qu’il est bon de faire ce qu’on aime
De danser le papillon
De jouer au poisson sans hameçon
Baba cool je bois la tasse
Elle, elle joue au tourbillon
Il serait temps que l’on s’embrasse
Mais je vole au-dessus des messes
Je n’crois plus aux belles promesses
Je vais dîner toute ma tristesse

Car j’opte pour l’âme
Je suis apte pour le M
J’ai changé mon matricule
Immaculé, je mets un M
J’opte pour l’âme
Je suis apte pour le M
Qu’il est bon de faire ce qu’on aime
À même la peau, à même les veines

C’est un coup de vent mystique
Qui te prend et qui te pique
Qu’il est bon de perdre ses tics
Ce vent m’ a démomifié
Je me sens léger comme l’air
Je ne crois plus à l’éphémère

Car j’opte pour l’âme
Je suis apte pour le M
J’ai changé mon matricule
Immaculé, je mets un M
J’opte pour l’âme
Je suis apte pour le M
Qu’il est bon de faire ce qu’on aime
À même la peau, à même les veines

J’opte pour l’âme
Je duis apte pour le M


3 / L'amour ma thématique

 

Mais comment faire
Pour aimer sans calculer
Juste s’évader, s’oublier
J’me plie en 3 sur moi
Je me casse en 12 pour toi
Je me multiplie parfois
Pour effleurer ton visage
Humer encore ton passage
J’diviserai mon cœur par 2
Si tu t’additionnes un peu

À l’infini grand, je te vois
Sang pour sang conquis par toi
Je sais ce n’est pas très excentrique
L’Amour ma thématique

Les soucis j’les soustrais
Les sous j’les multiplie
Mais pourquoi toi tu t’enfuis ?
Non je ne calcule pas
L’amour que j’ai pour toi
Est-ce que tu m’aimes ou pas ?

À l’infini grand, je te vois
Sang pour sang conquis par toi
Je sais ce n’est pas très excentrique
L’Amour ma thématique

 

4 / Nostalgic du cool

 

J’étais sage comme un orage
Ni virtuel, ni imbécile
Je sais bien ce n’est plus de mon âge
Comme tu vois j’ai l’instinct fragile
A penser à tout ça
J’ai une larme qui coule
C’est l’instant qui veut ça
Nostalgic du cool
Automate traumatisé
Je m’détraque trop attisé
Je me lève à l’eau glaciale
Je déteste ce confort social
On grandit bien trop vite
Sur cette planète plastic
Ou la vie semble pratic

Aujourd’hui je saisis ma chance
Tu dois retrouver ton enfance

Je m’enivre à la limonade
Autour de cette foule
Je plains tous ces malades
Nostalgic du cool

Aujourd’hui je saisis ma chance
Tu dois retrouver ton enfance

J’y cours tout de suite

 

5 / Manque de Q

 

J’me suis r’trouvé, fauché faute de vaine
Plumé qu’à cela ne tienne, plus de carte de crédit
Mauvais au jeu, mauvais en haleine
Looser en amour, allez, à qui le tour ?

Et je regarde ma vie en pleurant sur mon manque de cul
Rien ne va plus
Et je regarde les filles en pleurant sur mon manque de cul
Rien ne va plus

J’triche sur mon âge…
Au jeu j’ai toujours été très, très sage
D’ailleurs c’est dommage
C’est ce qui me rend malheureux
Black Jean Jack ils me surnommaient
Mais quel ridicule sobriquet !
Alors je mise et je remise ma chemise
Plus, un peu plus, beaucoup plus, encore plus, toujours plus
Encore, encore, ça vient, ça vient, plus fort, plus fort
Ca vient, ça vient
Et puis poum, plus rien du tout !
A poil, plumé, pas pourri gâté
Plutôt mal barré, c’est l’enjeu du jeu
Tout sur le tapis !
Je perds mon fric, je perds mon froc
Je perds ma trique, j’la vends au troc
C’est le ying et le yang du franc du yen

Et je regarde ma vie en pleurant sur mon manque de cul
Rien ne va plus
Et je regarde les filles en pleurant sur mon manque de cul
Rien ne va plus

J’entendais « vends pas ta raison, c’est une machination ! »
421, j’sens que ça vient, j’sens que ça vient
Rouge ou noir, un cauchemar !
Les mauvais jours, j’suis mauvais joueur
Je sais, les bonjours courent toujours
Fauché jusqu’au strip-tease
J’me retrouve à poil, quelle bêtise
Ce serait comme une mauvaise série à la Dallas
On m’appellerait le…
Black J.J. de Las Vegas !

Et je regarde ma vie en pleurant sur mon manque de cul
Rien ne va plus
Et je regarde les filles en pleurant sur mon manque de cul
Rien ne va plus

Machine à sous, machine à con, machination


6 / Je suis une cigarette

 

Je fume, comme je respire
Comme un pompier, non, c’est bien pire
L’oxygène est un vieux souvenir
Mes poumons, touche si tu oses !
La pollution n’aide pas les choses
La vie n’est pas toujours très rose
Quand je suis au bord du dégoût
J’m’écrase la tête dans l’cendrier
Au bord d’la route dans un égout
Je ris jaune, regardez plutôt mes dents
J’ferme la bouche la plupart du temps
Je vous l’avoue, c’est très gênant, c’est très gênant

Car je suis une cigarette,
J’me consume des pieds jusqu’à la tête
Et je prie pour qu’ça s’arrête
A la dernière allumette, je craque

Il est 3 du mat’, c’est le désert
Plus une clope, mais qu’est-ce que je vais faire
Je m’casse en caisse au bout de la terre
Le sport, je m’essouffle rien qu’d’y penser
Même pas besoin d’faire un essai
Je cours 100 mètres, j’te fous la paix, j’te fous la paix

Car je suis une cigarette,
J’me consume des pieds jusqu’à la tête
Et je prie pour qu’ça s’arrête
A la dernière allumette, je craque

Coupable, du soir au matin
Une cartouche entre les mains
Je fume en pensant à demain
Avec ma tête de mégot amer
Et mes idées ultra légères
Je fais un tabac d’enfer
Je m’vois déjà dans un cercueil d’allumettes
Avec écrit sur la plaquette, fumeur de cigarettes
fumeur de cigarettes, fumeur de cigarettes

Car je suis une cigarette,
J’me consume des pieds jusqu’à la tête
Et je prie pour qu’ça s’arrête
A la dernière allumette, je craque


7 / La mort de l'âme

 

Je pleure, sur ma solitude
Que je courtise comme
Ce bon vieux rhum

Allongé sur
Ma vie, je dors d’un œil
J’encaisse mon deuil

Elle s’est envolée
S’est perdue dans le ciel
La courte échelle

Souffrance, parallèle trop rance
J’appelle l’espérance
Pour retrouver des ailes

Elle est partie, oui, je dis
Triste, je pleure la mort de l’âme sœur

Partie, ma bouche vous le dit
Triste je pleure la mort de ma vie


8 / Pick pocket

 

Ils n’ont pourtant pas le même âge
Et encore moins le même visage
Mais ici tout le monde fait comme tout le monde
Ouais, ici tout le monde vit comme tout le monde

Et si l’humeur change, on en change
Et si tu meurs alors on t’échange
Car ici tout le monde pense comme tout le monde
Répète après moi comme tout le monde

Je te pique tous tes tics
Je te prends tes tactics
Et qu’importe mon éthique
Je changerai l’étiquette

Tout ça pousse à la consommation
Faire comme tout le monde est une vocation
Les nouveaux rites, les nouvelles coutumes
Les cigares de Cuba, ouais je les fume
Et je finis même par rêver comme tout le monde
Aux corps parfaits de sexy fausses blondes

Je te pique tous tes tics
Je te prends tes tactics
Et qu’importe mon éthique
Je changerai l’étiquette

Hypothétique étiquette

Ouais, je suis fumeur c’est immonde
On s’habitue aux habitudes
Sans aucune pudeur comme tout le monde
Je m’attribue toutes tes habitudes

Je te pique tous tes tics
Je te prends tes tactics
Et qu’importe mon éthique
Je changerai l’étiquette`


09 / Les acariens

 

Dans ce lit austère, je vois des acariens
Ma salive est amère, je me gratte pour un rien
Mais quand j’imagine leur physique
J’fais pipi dans mon slip
Encore une fois, y’a rien a faire
Les acariens m’attaquent les nerfs
Je me gratte

Au garde à vous, droit sur mon cil
Ils me voient comme un continent
Mais je ne suis qu’un imbécile
Démangé par mon inconscient

Et je me gratte, je me gratte
L’air de rien j’n’aime pas les acariens
Les p’tites bêtes qui rendent très, très, très bête

Avec leurs têtes de films d’horreurs
C’est pas d’leur faute, mais ça m’écœure
C’est sûrement très psychologique
Ce soir j’dors dans un sac plastique

Isolé de la poussière, loin de mon lit austère
Je vais finir paranoïaque, sur un canoë-kayak

Et je me gratte, je me gratte
L’air de rien j’n’aime pas les acariens
Les p’tites bêtes qui rendent très, très, très bête

Et je me gratte, je me gratte
L’air de rien j’n’aime pas les acariens

 

10 / La rose pourpre du coeur

 

Pour peindre en bleu ton sale caractère
Faudrait éteindre le feu, qui noircit la terre
J’aimerais décorer tes mauvaises manières
Sans déménager ton savoir faire
Je glisse dans un verre, le rose pourpre du cœur

Un coup de blanc, c’est pas plus mal
Pour repeindre les histoires sales

J’insulte tous les murs, à les faire rougir de honte
Les limites me torturent, les s’en rendent compte
J’retape ma raison, à coup de folie douce
C’est la meilleure façon, à coup de folie douce
C’est la meilleure façon, ça coule de source
J’enduie mes erreurs

Un coup d’blanc, c’est pas plus mal
Pour repeindre les histoires sales
Un coup d’vent c’est idéal
Il faut enduire la soif du mal

J’ai plus un clou et j’dévisse
A base d’insultes décapantes
J’n’ai pas dissous tous mes vices
Qui me collent, qui me hantent
J’ai beau te faire belle à l’eau d’javel
Mais le sang est indélébile
Et réapparaît sur les murs de la ville

 

11 / Coup de vent

 

M’allonger près de toi, sur la route gentiment
Là, sur mon tabouret je vénère simplement
Je me sentais si bien ne faisant que t’attendre
Toi, feu sacré, les grillons chantent tout doux
Je n’ai fait que t’attendre

Boire un lit avec toi quand je m’en retournerai
Croire, je ne crois pas, j’aime voler près de toi
Tout au long du chemin, j’ai été comme un pied
Seule, quand tu t’en vas, laisse-moi te faire la cour

Je serai là, à temps
Je serai juste à point
Je ne te ferai pas attendre
Les oiseaux chantent tout doux

Je n’ai fait que t’attendre

Parlant à tous les saints, l’amnésie me revient
J’commence à oublier…
On vient d’me retrouver, alors je fais la course
Notre amour s’illumine, on est là tout mouillés

Est-ce que tu pleut encore ?
J’ai eu froid comme toi
Est-ce que tu pleut encore ?
Je suis près de toi
Je suis à ta recherche, m’inspirant de ton souffle
Une brise, un songe d’automne,
Au long du fleuve ivre je m’envoie

Au long du temps on plane
Tout au long, tout au long du fleuve
Au long du temps on plane
Au long du fleuve, ivre je m’envole

 

12 / Le temps mue 


 
Comme deux jambes à mon cou
Je cours, cours, cours
Je dois rattraper hier
Je guette le jour
Au risque de te perdre mon amour
Le temps c’est de l’argent qui court
On nous vend des mensonges, alors je songe
Cette fois je n’passerai pas l’éponge
Les nerfs me rongent

Faut qu’j’apprenne à prendre mon temps
Avant d’être mutant à mon tour
Faut qu’j’l’apprenne à mes enfants
Avant d’être muté par l’amour

Toujours opérationnel, il le faut
Jamais, non, irrationnel, c’est un défaut
Etouffé, je manque d’air, ça m’nique, nique, nique
Les horaires sont des vipères, ça m’pique, pique, pique

Faut qu’j’apprenne à prendre mon temps
Avant d’être mutant à mon tour
Faut qu’j’l’apprenne à mes enfants
Avant d’être muté par l’amour

Mes yeux sont grands ouverts, j’ai peur
J’ai besoin juste d’un désert au moins 2 heures
Il fait sombre je n’retrouve plus l’interrupteur
Pour éviter l’enfer, j’allume mon cœur

Faut qu’j’apprenne à prendre mon temps
Avant d’être mutant à mon tour
Faut qu’j’l’apprenne à mes enfants
Avant d’être muté par l’amour

 

13 / Matchistador 


 
Je suis un missionnaire de la drague, je l’avoue
Le kiki au toutou en espadrilles à clous
Elle craquait sur les sièges, les pendentifs
J’ai la poupée d’E.T. dans ma Golf GTI
Elle était émotive en parlant de Jean-Yves
Un amant incompris qu’elle quitta pour Henri. Et oui !
Mais j’ me foutais de sa vie
Et surtout de son avis
Beaucoup moins de son envie
Tu veux pas…je reste en vie

Je suis un matchistador
Je crois qu’elle m’adore
Non, non, non
Y’a pas d’error !
Matchistador

Je me brise au whisky glace
Mais je courtise avec classe
Je m’allume au malibu
Malade pas beau quand j’ai trop bu
Les magazines nous contaminent
J’préfère encore les fanzines
Pour la télé y a pas photo
J’préfère R.V. qui fait l’idiot
Point de Vue Image du Monde
A votre âge c’est immonde
De vivre sur le cul de ces individus
Qui n’ont pas plus à dire
Que Raoul sur sa tire

Je suis un matchistador
Je crois qu’elle m’adore
Non, non, non
Y’a pas d’error !
Matchistador

Dans le mouvement d’approche
J’ai le mou membre en poche
Et d’un pas pragmatique
Je pratique la drague
Mais ma poitrine est imberbe
Il faut y remédier
Pour jouer au salaud
Comme les fils de John Wayne
Avec un long manteau, un chapeau
Pas la peine !

Même les jours difficiles
J’ai toujours les mots piles

Je suis un matchistador
Je crois qu’elle m’adore
Non, non, non
Y’a pas d’error !
Matchistador

Mais je suis laid, laid, laid
A en faire vomir ma mère
Mais je suis laid, laid, laid
Matcho, matcho, matchistador
Matcho, Matcho, j’adore

 

14 / Souviens-toi 


 
Je cherche l’inspiration électronic
Je suis un créateur antistatic
Et sur ma guitare en plastic
Les vibrations sont techno-tectonic
Alors j’m’allume une ultra-light à l’ultra violet
Ca m’ rend ultra nerveux
Ca m’rend ultra-mauvais
Faut que je mette mon spleen à la machine
Faut que j’m’assouplisse à la soupline

Mais le monde est rond et ne se ressemble pas
Souviens-toi de demain, il ne roulera qu’une fois
C’est pas pour hier que demain s’oubliera
J’ai la mémoire courte
Mais le futur ne s’oublie pas

Ca non !

J’ai une tendancieuse nostalgie du futur
Ca m’ronge ce songe et je plonge dans ce vieux murmure
Les fusées-muses me reconquètent
Et les mots fusent dans ma tête
Même si le ciel dans tout ça
Peut-être un jour il s’en ira
Avec toutes mes rêveries
Les nuages et mon lit

Mais le monde est rond et ne se ressemble pas
Souviens-toi de demain, il ne roulera qu’une fois
C’est pas pour hier que demain s’oubliera
J’ai la mémoire courte
Mais le futur ne s’oublie pas

Tu es nue Claire
Lumineuse comme l’éclair
Nue comme l’air
Nu-clé-aire

Mais le monde est rond et ne se ressemble pas
Souviens-toi de demain, il ne roulera qu’une fois
C’est pas pour hier que demain s’oubliera
J’ai la mémoire courte
Mais le futur ne s’oublie pas

 

Par Emmanuel
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