Keren Ann
Keren Ann

Site officiel : http://www.kerenann.com/
Keren Ann Zeidel est née le 10 mars 1974 à Césarée en Israël. Ses origines sont nombreuses : son père israélien est d'origine juive russe, sa mère est la fille d'une Javanaise et d'un officier hollandais. La jeune Keren Ann est donc élevée, avec son frère et sa soeur, entre les Pays-Bas où elle vit jusqu'à 11 ans avant de s'installer à Paris où sa mère avait précédemment vécu jusqu'à 18 ans.
Bercée de multiples cultures musicales (variété française, musique yiddish, folk américain), elle commence très jeune à écrire des chansons. Après son bac, elle se lance dans diverses études dont l'informatique, la philo, la psychologie et même l'océanographie à San Diego en Californie. Mais depuis son adolescence, elle écrit des chansons, dénominateur commun de toutes ces années où elle se cherche, et finalement, passion essentielle de son parcours.

En 1998, à 24 ans, elle monte le groupe Shelby avec deux autres musiciennes. Un album en sort couronné d'un discret succès en particulier grâce au titre "I+I+I".
Parallèlement, Keren Ann rencontre son compagnon de musique, Benjamin Biolay, et ensemble, ils écrivent ce qui devient le premier album de la jeune femme, une ouvre élégante et brillante intitulée "la Biographie de Luka Philipsen", allusion au titre "Luka" de Suzanne Vega, idole de Keren Ann, et au nom de famille de sa grand-mère, Philipsen. Benjamin Biolay se fera connaître comme un talentueux arrangeur grâce, entre autres, à son travail avec Hubert Mounier, ex-Affaire Louis Trio en 2001 et avec Isabelle Boulay.

Un peu sorti de nulle part, cet album se fait vite remarquer par un certain mystère, un travail à contre-courant, des thèmes et des compositions d'une grande tenue, le tout évoquant les modèles musicaux de la chanteuse : Françoise Hardy, Suzanne Vega ou la grave légèreté de Claudine Longet, Française oubliée qui a connu un certain succès dans l'Amérique des années 60.
L'album sort en avril 2000 mais c'est en mars que Keren Ann donne son tout premier concert solo à la terrasse du Golf de l'Etoile à Paris. Au même moment, on peut voir son clip "Seule" mis en scène par Emilie Chédid, fille de Louis et sour de Mathieu. Dès la sortie de l'album, une tournée est mise en place qui mène la jeune femme en première partie de Joe Cocker le 9 au Zénith, place peu appropriée à son répertoire tout en intimité. Elle en conserve d'ailleurs un mauvais souvenir. Puis elle fait également les premières parties de l'Espagnole Luz Casal à l'Olympia ou de -M- et de Anna Karina.

A la fin de l'année, en novembre, elle participe au festival du magazine intellectuo-rock, les Inrockuptibles. Mais ayant été au cour de l'actualité en cette année 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay décident de s'envoler en Thaïlande pour écrire ce qui pourrait devenir un deuxième album.
En 2000, cette musicienne polyvalente - elle joue de la guitare, de l'harmonica ou de la clarinette -, fait doublement parler d'elle puisqu'elle et Benjamin signent une grande partie des titres du nouvel album de Henri Salvador, "Chambre avec vue". Ce dernier connaît un énorme succès (600.000 ventes en quelques mois) qui rejaillit naturellement sur Keren Ann désormais considérée comme un des plus talentueux auteurs-compositeurs en France.
En début 2001, Keren Ann ne reçoit pas la Victoire de la musique du Meilleur Espoir féminin pour laquelle elle est nommée mais elle est cependant récompensée via les deux Victoires (meilleur album, meilleur artiste) décernés à Henri Salvador. Quelques semaines plus tard, fin avril, elle est d'ailleurs en première partie du chanteur octogénaire à l'Olympia. Mais sa grande joie est de faire la première partie de son idole de toujours, Suzanne Vega, également à l'Olympia les 18 et 19 juin.
Le reste de l'année 2001 est en grande partie consacré à l'écriture et l'enregistrement du second album de la jeune femme, "la Disparition", qui paraît au printemps 2002.

Toujours très intimiste, l'ambiance générale ne change guère. Le timbre de voix particulier de Keren Ann participe au sentiment de mélancolie et même de tristesse qui se dégagent de certaines chansons. Quelques arrangements très "sixties" viennent ponctuer le disque d'un peu de gaieté. Benjamin Biolay est évidemment un des artisans de cette réalisation.
Keren Ann se produit sur les scènes françaises pour présenter son album, en particulier une date à l'Olympia à Paris le 29 octobre.

Plutôt discrètement, elle continue à travailler sur différents projets. En 2003, elle s'allie à Bardi Johannsson du groupe islandais Bang Gang, pour sortir un disque sous le nom de Lady & Bird. Chacun vient de plus, poser sa voix sur une chanson de l'album de l'autre. On retrouve donc Bardi sur "Ending song", un titre de "Not going anywhere", l'opus en anglais que la jeune femme sort en octobre. Adaptation de "la disparition", cet opus se place assez naturellement dans la tradition de la chanson folk anglo-saxonne.

En course pour la Victoire de la musique 2004 dans la catégorie "Artiste féminine de l'année", dans laquelle elle avait été également nommée l'année précédente, Keren Ann n'inscrit toutefois toujours pas son nom au palmarès. Fin août 2004, "Not Going Anywhere" sort aux États-Unis sur le label de jazz Blue Note, accompagné sur une série de concerts sur le sol américain. C'est aussi à New York que la chanteuse termine son nouveau disque qu'elle avait commencé à enregistrer à Paris, en solo. En novembre paraît son quatrième album solo, "Nolita", la contraction de North of Litte Italy, un quartier de Manhattan où elle réside une partie du temps.

En français et en anglais, ses nouvelles chansons racontent ses états d'âme. Une main dans le plâtre après avoir chuté, Keren Ann en a profité pour essayer de nouveaux instruments. Sur la liste des artistes qui ont participé à "Nolita" figurent de nouveau l'Islandais Bardi Johansson, mais aussi des musiciens de jazz tels que le trompettiste Avishai Cohen et l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau, ou encore le compositeur Guy Chambers, l'un des artisans du succès de Robbie Williams.

1 / Dimanche en hiver
Une saison blanche et austère
Le jour a pris des somnifères
Je dors, debout
On l'attend depuis des mois
Mais le printemps, ne viendra pas
Peut-être, en Août
Mais c'est l'éther,
Que je préfère
A nos hivers...
On s'attache, et on se lasse
Jusqu'au jour où nos nuits blanches
Ressemblent à un dimanche
On se cache, on s'embarrasse
Et je mets ma robe blanche,
Le temps d'un dimanche en hiver
Passent les jours et mon heure
Passent les oiseaux migrateurs
Je perds le nord.
Le printemps ne viendra plus
J'ai l'impression qu'il s'est perdu
Je manque d'air,
Nos soir d'hiver,
sont délétères
On s'attache et on se lasse
Jusqu'au jour où nos nuits blanches
Ressemblent à un dimanche
On se cache, on s'embarrasse
Je mets ma robe blanche,
Le temps d'un dimanche en hiver.
2 / Dans ma ville
Dans ma ville, le jour tombe
Et la nuit se lève
Dans ma ville, il fait sombre
Les saisons sont brèves
La nuit d'hiver s'étale sur le corps des amants
C'est comme un carnaval, on ne trouve plus le temps
De parler au passants, d'aller voir l'océan
Il est si près pourtant,je le vois, je l'entends
Mais on est différent
On est indifférent,
Dans ma ville
Dans ma ville, les nuages
Ne font pas leur âge
Pour une vie de passage
J'écris ma dernière page
La nuit d'hiver s'étale,je m'assois sur un banc
Fini le carnaval, ce soir je prends le temps
De parler au passants
D'aller voir l'océan
Ill est si près pourtant, je le vois, je l'entends
Mais on est différent
On est indifférent
Dans ma ville ...
3 / Seule
Quelques heures à peine depuis que j'ai quitté l'Eden
Je me lève, je m'étire, ça ne me ressemble pas
En marchant je me demande à quand la fin du monde
Chaque idée est la pire, ça ne m'intéresse pas
On sait qu'il suffit d'être seule
Le monde est grand quand on est vraiment seule
Je sais qu'il suffit d'être seule
Pour tuer le temps et ne plus être seule...
Faire cent mètres au paradis et revenir ici
Chaque jour est le même mais ne se ressemble pas
Je cours après les taxis, je cours après ma vie
Si un roi me fait reine, je ne vivrais plus tout ça
On sait qu'il suffit d'être seule
Le monde est grand quand on est vraiment seul
Je sais qu'il suffit d'être seule
Pour tuer le temps et ne plus être seule
Suffit d'être seule, mais pas vraiment seule...
4 / On est loin
J'ai relu tes lettres
J'ai été sans paraître, je le jure
J'y crois encore peut-être
Mais puisque rien ne dure
On est loin, on est loin
Loin de ma mer rouge, du désert
Loin du paradis, de l'enfer
Loin du pacifique, de nos rêves
Quand le jour se lève
On est loin de tout
Loin de nous
J'ai revu le film
Et j'ai fait je l'estime de mon mieux
J'ai caressé les cimes
Mais dans le ciel gris bleu
On est loin, on est loin
Loin de ma mer rouge, du désert
Loin du paradis, de l'enfer
Loin du pacifique, de nos rêves
Quand le jour se lève
On est loin de tout
Loin de nous
J'ai refait les erreurs
Fait chavirer les coeurs, à nouveau
J'ai trouvé le bonheur
Ce soir au fil de l'eau
On est loin, on est loin
Loin de l'Amérique et des terres
Loin du paradis de l'enfer
Loin de l'atlantide, de nos rêves
Que la vie est brève
On est loin de tout,
Loin de nous
5 / Sur le fil
La vie est belle
Un peu moins belle que vue du ciel, vue d'ici
La lune est claire
Et aussi loin, que soit la mer, je la suis
J'ai perdu la mémoire
Ma vie défile
Dans la presqu'île
Je finirai tôt ou tard...
Sur le fil, tout est calme et tranquille
Sur le fil, tout est simple et facile
Sur le fil, on de calme...
Et on attend
Quelques instant, puis face au vent, on oublie
Le mauvais sang
Les hommes en blanc, décidément trop de bruit
J'ai oublié l'histoire
Ma vie s'efface
Dans les palaces,
Je finirai tôt ou tard
Sur le fil, tout est calme et tranquille
Sur le fil, tout est simple et facile
Sur le fil, on se calme....
On se décide
A faire l'impasse, et face au vide, on repasse
La fin du film
Qui n'est qu'un film en noir et blanc, je l'efface
C'est pas la mer à boire
Ma vie se meurt
Il reste une heure
Je finirai tôt au tard...
Sur le fil, tout est calme et tranquille
Sur le fil, tout est simple et facile
Sur le fil, on se calme....
6 / Peut-être
Je t'épouserai un samedi matin
Mon père un peu fatigué
Nous regardera en larmes peut-être
Peu de temps après
Tu m'emmèneras revoir le bord de la mer
Et tu me diras que tu m'aimes, peut-être
Peut-être simplement
Peut-être pas vraiment
Peut-être un paradis
Quelques mois plus tard, un peu en retard
Je sais, j'aurais mes humeurs
Il verra le jour, au moi de mai, peut-être
Il te ressemblera, et tu m'en voudras
Tu ne perdras pas l'humour
Et moi à mon tour, je te dirais je t'aime
Peut-être simplement
Peut-être pas vraiment
Peut-être un paradis
Dans notre maison, il y aura des photos de nous
Au bord de la mer
Qu'on regardera, et on se dira
Peut-être simplement
Peut-être pas vraiment
Peut-être un paradis
Je t'épouserai un samedi matin
Mon père un peu fatigué
Ne versera pas de larmes, je sais
7 / Reste là
Reste-là
Là où je ne suis pas
Là où je ne suis rien
Où je ne suis pas
Reste-là
Tu as l'air d'être bien
Là où je ne suis pas
Ne m'oublie pas
Souviens toi, je ne voulais pas
On s'aimait plus que bien
Je t'aimais beaucoup plus que tu m'aimais
Souviens toi je ne demandais rien
C'est arrivé comme ça
Tu pleurais beaucoup plus que je pleurais
Reste-là
Là où je ne suis pas
Là où je ne suis rien
Où je ne suis pas
Reste-là
Tu as l'air d'être bien
Là où je ne suis rien
Je ne suis pas
Souviens toi, on était pas si mal
Tu es bien mieux comme ça
C'est plus facile là où je ne suis pas
Reste-là
Là où je ne suis pas
Là où je ne suis rien
Où je ne suis pas
Reste-là
Tu as l'air d'être bien
Là où je ne suis rien
Je ne suis pas
8 / Décrocher les étoiles
Il me suffit parfois d'un geste,
d'une rose, d'un reste, de larmes
Je ne ferai aucune promesse,
je laisse un blanc, un blâme
Je ne suis pas toujours en reste
d'un zeste de vague à l'âme
Mais si je devais lâcher du leste,
se serait aujourd'hui Madame
Avant que tu t'en ailles
Décrocher les étoiles
Avant nos retrouvailles
Décrocher les étoiles
Laisse les autres parler de toi,
le reste est à venir
Laisse les autres parler de moi,
ils ne m'ont pas vu sourire
Oui j'ai tort d'écouter parfois
les autres, le reste, le pire
A toujours se perdre au même endroit,
je préfère encore partir
Avant que tu t'en ailles
Décrocher les étoiles
Avant nos retrouvailles
Décrocher les étoiles
9 / Jardin d'hiver
Je voudrais du soleil vert
Des dentelles et des théières
Des phots de bord de mer
Dans mon jardin d'hiver
Je voudrais de la lumière
Comme au Nouvelle Angleterre
Je veux changer d'atmosphère
Dans mon jardin d'hiver
Ma robe à fleurs sous la pluie de novembre
Tes mains qui courent, je n'en peux plus de t'attendre
Les années passent, qu'il est loin l'âge tendre
Nul ne peut nous entendre
Je voudrais du Fred Astère
Revoir un Latécoère
Je voudrais toujours te plaire
Dans mon jardin d'hiver
Je veux déjeuner par terre
Comme au long des golfes clairs
T'embrasser les yeux ouverts
Dans mon jardin d'hiver
Ma robe à fleurs sous la pluie de novembre
Tes mains qui courent, je n'en peux plus de t'attendre
Les années passent, qu'il est loin l'âge tendre
Nul ne peut nous entendre
10 / Aéroplane
Vaille que vaille, je suis le vent du Nord
Et l'azur interminable m'endort
Coûte que coûte, chacun choisit sa route
Dieu reconnaîtra les siens, c'est bien
Les autres planent
Même sans aéroplane
Je me sens mieux comme ça
Avec mes hauts, mes bas
Que j'ai raison ou pas
C'est mieux comme ça, je crois
Terre à terre, les deux ne font pas la paire
Être en vie n'est pas la mort, encore
Corps à corps dans les aéroports
Moi je préfère dire adieux, c'est mieux
Les autres planent
Même sans aéroplane
Je me sens mieux comme ça
Avec mes hauts, mes bas
Que j'ai raison ou pas
C'est mieux comme ça, je crois
11 / Deux
On se regarde devenir vieux
Mais on préfère les yeux baissés
Ca paraît simple quand on est deux
Mais quand le mal est déjà fait
On laisse passer quelques années
Puis un été, nos cheveux sont blancs
On a du mal à respirer
Hier était il y a bien longtemps
Le mal est déjà oublié
Mais on s'est jamais oublié
12 / Les mercenaires
La nuit tombe à l'abris des bombes
Plongeons, plongeons dans le grand bain
Plus qu'un jour au compte à rebours
Le soleil dort dans le bassin
Si les mercenaires sont la demain
Je prendrais la vie comme elle vient
Le vent, le tonnerre n'y changeront rien
Le temps passé nous appartient
Reste une heure pour les peines de coeur
Dansons dansons jusqu'au matin
Rien n'avance au fond du silence
Les yeux dans les yeux jusqu'au destin
Qui va et vient, qui n'abandonne rien...
Si les mercenaires sont la demain
Je prendrais la vie comme elle vient
Le vent, le tonnerre n'y changeront rien
Le temps passé nous appartient
On a passé nos nuits sous les étoiles
Nos juillets dans un char à voile
Nos dimanches en hiver au nord
Les corps à corps
On s'aime encore
Si les mercenaires sont la demain
Je prendrais la vie comme elle vient
Le vent, le tonnerre n'y changeront rien
Le temps passé nous appartient
13 / Autour de l'arbre
Rien d'autre qu'un arbre
Une pomme et un peu de sable
Le vent dans les palmes
Se réveille au petit matin calme
Autour de nous
Il n'y a rien d'autre que nous
Autour de l'arbre
Il n'y a rien d'autre que nous
Rien d'autre qu'un arbre
Rien qu'une vue agréable
Rien d'un peu de sable
Et rien d'autre autour de l'arbre
Autour de nous
Il n'y a rien d'autre que nous
Autour de l'arbre
Il n'y a rien d'autre que nous

1 / Au coin du monde
Tombent les nuits à la lueurs de bougies qui fondent
Et que la lumière soit
Passent les heures que s'écoulent à jamais les secondes
Et que la lumière soit
Au loin entends-tu le bruit qui court ?
Au point juste au point du jour
A deux pas de chez toi
A deux pas de chez moi
Tombent les feuilles et les larmes sur tes joues qui roulent
Et que la lumière soit
Passent les anges et les orages au dessus des foules
Et que la lumière soit
Au loin entends-tu le bruit qui court ?
Au point juste au point du jour
A deux pas de chez toi
A deux pas de chez moi
Et que la lumière soit
Comme au premier jour du premier mois
De nos corps à corps
Et que la lumière soit
Dans la cité qui n'en finit pas
Que vienne l'aurore
A deux pas de chez toi
A deux pas de chez moi
Au loin on voit les neiges qui fondent
Au coin juste au coin du monde
A deux pas de chez toi
A deux pas de chez moi
Que la lumière soit
2 / Le sable mouvant
Même si on y tient vraiment
Même dans les flammes du firmament
Seuls dans le soleil couchant
On ne s'y fait jamais pour autant
On ne dit rien quand le temps assassin
Enterre nos amours périssables sous le sable mouvant
Je n'y ai vu que du feu, du vent
Telle qu'en moi-même et telle qu'avant
J'ai raté ma vie en deux temps
Trop occupée à faire d'autres plans
On ne dit rien quand le temps assassin
Enterre nos amours périssables sous le sable mouvant
Même si on y tient vraiment
Restons de glace restons élégants
Seuls dans le soleil couchant
On ne s'y fait jamais pour autant
On ne dit rien quand le temps assassin
Enterre nos amours périssable sous le sable
On ne dit rien quand le temps assassin
Enterre nos amours périssables sous le sable mouvant
3 / Les rivières de janvier
Restons ici
Le soleil est moins pâle
Le vent moins sidéral
L'eau est bleue
Bleu turquoise
Tu vas mieux
D'ici on voit couler
Les rivières de janvier
Restons ici
Les jours ne passent pas
Et Paris est trop loin
L'aube est claire
Et la vie bien plus claire
D'ici on peut longer
Les rivières de janvier
Restons ici
Une nuit vas tomber
Et la nuit nous va bien
L'eau est bleue
Bleu foncé
Tu t'endors
Je ne fais que penser
Aux rivières de janvier
Restons ici
Le soleil est moins pâle
Le vent moins sidérale
L'eau est bleue
Bleu foncé
Tu t'endors
Je ne fais que penser
Aux rivières de janvier
4 / La corde et les chaussons
Quelque soit l'ivresse
Qu'importe le flacon
Le temps qui reste
Est de moins en moins long
La vie nous dresse
La corde et les chaussons
Mais rien ne presse
Rien de précis / Juste un signal
Rien de précis / Rien d'anormal
Quelque soit l'ivresse
Qu'importe le détour
Si tu m'embrasses
En oubliant qu'autour
Le vie nous trace
Le chemin, le parcours
Trois fois hélas
Rien de précis / Juste un signal
Rien de précis / Rien d'anormal
Quelque soit la thèse
Qu'importe le discours
Les gens se taisent
Tout en haut des tours
La vie nous baise
Au nom du grand amour
Ne nous déplaise
Rien de précis / Juste un signal
Rien de précis / Rien d'anormal
Rien de précis / Trois fois hélas
Rien de précis / Trois fois hélas
Juste un signal / Trois fois hélas
Rien de précis / Trois fois hélas
Rien d'anormal / Trois fois hélas
Rien de précis / Juste un signal
Rien de précis / Rien d'anormal
5 / Surannée
Surannée
Comme une ballerine
De l'Opéra Garnier
Indémodable mais
Surannée
Chemise en popeline
Sonnet de Mallarmé
Peu négligeable mais
Suranné
Après le chant du cygne
Dépassé mis à la consigne
Du grand hôtel
Peu loin du Pier
Souvenir d'un souvenir
Surannée
Comme la beauté divine
D'une infante en corset
Inoubliable mais
Surannée
La fumée des dancings
Le parfum des sorbets
Irremplaçables mais
Surannée
Après le chant du cygne
Dépassé mis à la consigne
Du grand hôtel
Peu loin du Pier
Rire puisqu'il vaut mieux en rire
Surannée
Comme un grand verre de gin
Au Plaza Athénée
Inoubliable mais
Surannée
Comme une ballerine
De l'Opéra Garnier
Indémodable mais
6 / Ailleurs
J'ai du faire demi-tour
Longer la rivière sans retour
J'ai du faire de mon mieux
Tu ne m'as jamais prise au sérieux
Pourtant jamais au grand jamais
Nul ne t'aimait comme moi jamais
Je sais j'ai fait la vie, la vraie
Mais la vraie vie à mon avis est ...
Ailleurs où vivent les sirènes
Ailleurs où le courant nous mène
Ailleurs aux portes de l'Eden
Ailleurs au paradie ou même
Ailleurs ...
Tout reprendre à zéro
Longer les méduses en radeau
Réécrire notre histoire
Refaire le grand jeu des grand soirs
Pourtant jamais au grand jamais
Nul ne t'aimait comme moi jamais
Je sais j'ai fait la vie, la vraie
Mais la vraie vie à mon avis est ...
Ailleurs où vivent les sirènes
Ailleurs où le courant nous mène
Ailleurs aux portes de l'Eden
Ailleurs au paradie ou même
Ailleurs ...
Pourtant jamais au grand jamais
Nul ne t'aimait comme moi jamais
Je sais j'ai fait la vie, la vraie
Mais la vraie vie à mon avis est ...
Ailleurs où vivent les sirènes
Ailleurs où le courant nous mène
Ailleurs aux portes de l'Eden
Ailleurs au paradie ou même
Ailleurs ...
7 / L'illusionniste
Je sème les souvenir que j'aime
Toute seule ou en tandem
Mes années de bohème
J'ose faire d'un lys une rose
Prendre un temps, une pose
Je suis magicien d'Oz
J'oublie dans la lumière orange
Où je tutoie les anges
Je suis illusionniste
J'oublie que tu me manques hélas
8 / La tentation
9 / Mes pas dans la neige
Mes pas dans la neige suivent tes pas
Mon dieu que n'ai-je
Mon dieu que n'ai-je
Su te garder là
L'oiseau dans la cage de parle plus
Pas d'avantage
C'est l'avantage
Mais la vie sans toi
N'est qu'un grand puit sans fond
N'est que sanglots, violons
Tu as laissé un grand vide à la maison
Mes pas sur les dalles suivent tes pas
Je n'ai que dalle,
Je n'ai que dalle
Si tu n'es pas là
L'oiseau sur la branche ne chante plus
De sa voix blanche
De sa voix blanche
Car la vie sans toi
Est une morne saison
Sans le moindre horizon
Tu as oublié les clés à la maison
A la verte saison
Quand le blé sera blond
Tu ne seras plus qu'un souvenir, une chanson
10 / Le chien d'avant garde
Un endroit où aller
Un lit dans une chambre à coucher
Où l'on verrait le jour se lever
J'attendrai
Une lettre envisagée
Cent fois, cent fois corrigée
Une aquarelle au mur accroché
J'attendrai
Un doux vent d'hiver
Un front de mer
Un charmant soir d'été
Une villa abandonnée
Aux volets peints en vert
Depuis l'avant guerre
Où vivait un vieux chien de garde
Un peu d'avant garde
Un endroit où aller
A nous, rien qu'à nous y cacher
Jusqu'à la fin de la matinée
J'attendrai
Une pièce à décorer
Un lit pour le petit dernier
Et puis encore des années après
J'attendrai
Un doux vent d'hiver
Un front de mer
Un charmant soir d'été
Une villa abandonnée
Aux volets peints en vert
Depuis l'avant guerre
Où vivait un vieux chien de garde
Un peu d'avant garde
11 / La disparition
C'est le seul vide que je comblerais peut-être
Le seul horizon que je vois par la fenêtre
Le seul sommeil qui pourra me faire renaître
Je t'embrasserai juste avant de disparaître
Mon double dans l'eau trouble
Ravive dans l'eau vive
Mon ombre dans l'eau sombre
Mon ange dans l'orange
C'est le seul vide que je comblerai peut-être
Le seul regard que je serai reconnaître
Le seul et unique, il n'a jamais cessé d'être
Je m'inclinerai juste avant de disparaître
Mon double dans l'eau trouble
Ravive dans l'eau vive
Je sombre dans l'eau sombre
C'est le seul vide que je comblerai peut-être
Le seul inconnu qui répond à mes lettres
Le seul mensonge que j'ai oublié d'omettre
Faire un dernier voeu en sautant de la fenêtre
Mon double dans l'eau trouble
Ravive dans l'eau vive
L'écume des souvenirs
Devrais-je en rire
Dans le fond
Les larmes juste pour rire
Dois-je en pleurer
Pour de bon
Rester ou repartir
Où bien choisir La Disparition

1 / Not going anywhere
This is why I always wonder
I'm a pond full of regrets
I always try to not remember rather than forget
This is why I always whisper
When vagabonds are passing by
I tend to keep myself away from their goodbyes
Tide will rise and fall along the bay
and I'm not going anywhere
I'm not going anywhere
People come and go and walk away
but I'm not going anywhere
I'm not going anywhere
This is why I always whisper
I'm a river with a spell
I like to hear but not to listen,
I like to say but not to tell
This is why I always wonder
There's nothing new under the sun
I won't go anywhere so give my love to everyone
Tide will rise and fall along the bay
and I'm not going anywhere
I'm not going anywhere
People come and go and walk away
but I'm not going anywhere
I'm not going anywhere
2 / Polly
Polly left on Christmas Eve
I will know as long as I live that it was all
you had in mind
She was turning twenty-eight
And I always thought it's too late to tell you
I never cried
There was so many ways to hide
In the hours of waste
And I will be
More than it takes
To you
It was different time and place
How we used to sit on the fence and wait for her
Like a game
Polly knew but never said
The very little time that she had was easy on that day
There was so many ways to hide
In the hours of waste
And I will be
More than it takes
To you
3 / Road bin
Mind you believe me
And maybe forgive me
Rather than simply run
We're getting closer
Each time it's over
'Cause you are the only one
Every beginning
Has a new screening
Of our broken plan
Next time you depart
Make sure we're apart
'Cause love should be entertained
Does it have to be from far away
When you love me till your bones
Do we always have to hide away
In a road bin full of stones
I could believe you
And maybe forgive you
Rather than simply bleed
But under the anger
Your handful of anger
Is handful of what I need
Every beginning
Has a new meaning
But what does it mean at all
You seem to pretend
That we'll never end
Though somehow I don't recall
Does it have to be from far away
When you love me till your bones
Do we always have to hide away
In a road bin full of stones
4 / End of my way
Close your eyes and roll a dice
Under the board there's a compromise
If after all we only live twice
Which life is the runroad to paradise
Don't say a word
Here comes the break of the day
In while clouds of sand raised by the wind of the end of May
Close your eyes and make a bet
Faced to the glare of the sunset
This is about as far as we get
You haven't seen me disguised yet
Don't say a word
Here comes the break of the day
In while clouds of sand raised by the wind of the end of May
Close your eyes and make a wish
Under the stone there's a stone-fish
Hold your breath, then roll the dice
It might be the runroad to paradise
Don't say a word
Here comes the break of the day
In while clouds of sand raised by the wind of the end
Don't say a word
Here comes the break of the day
In while clouds of sand raised by the wind of the end of May
5 / Sailor & Widow
He was a sailor
A sailor at sea and a sailor of love
And he thought he could save her
Save her from innocence up and above
'cause he never knew freedom and under the duvet
He stayed for a lifetime without any government
Help or assistance
She was a widow
She never left home before seven a.m.
And she looked by the window
She managed to cry but she never felt blame
For the death of her husband who died in a flame by the house of the river
Although he remained
In a reasonable distance
All the children played around the neighborhood
All the children played around the neighborhood
The children she liked to invent for the life they were living was openly bent
All they had was eachother
He brought her flowers
A flesh in the pan as she didn't reply
And he waited for hours
Until she accepted to offer a smile
And a terrible whiskey she had for a while
That she'd sip every morning for breakfast and sigh
Since the month of december
They used to tango
Jump and parade until midnight or more
She convinced him to fargo
Drink lemonade with some awkward liquor
The she kissed him goodbye and attended the shore
Where she lit a big fire like never before
By the house of the river
All the children played around the neighborhood
All the children played around the neighborhood
The children she liked to invent for the life they were living was openly bent
All they had was eachother
She was a widow, again
She never left home before seven a.m.
And she looked by the window
She managed to cry but she never felt blame
For the death of her husband who died in a flame by the house of the river
Although he remained
In a reasonable distance
All the children played around the neighborhood
All the children played around the neighborhood
The children she liked to invent for the life they were living was openly bent
All she had was herself
6 / Sit in the sun
7 / Right Now & Right Here
Over and over you wanted it so fast
Head on my shoulder I'll pour myselfa glass
Wait 'til we're somewhere closer to a lake
Then make a sad face and tell me it's to late
Right now and right here
My love oh my dear
I'll try to be clear
My love oh my dear
Over and over you wanted me to play
Head on my shoulder there's nothing left to say
Wait 'til we're somewhere closer to the sea
Then we can jump and pretend we disagree
Right now and right here
My love oh my dear
I'll try to be clear
(My love oh my dear)
Over and over we're turning off the light
Even the warriors are always great at night
Wait 'til we're somewhere closer to the moon
Then you can kiss me and say that it's too soon
Right now and right here
My love oh my dear
Faces under water look much closer
When they appear
Your hand on my shoulder
We'll be older in a year
In the morning after should I laugh or disappear
8 / Seventeen
Look at me I'm only seventeen
The many years between us
Have been broken
Look at me under the evergreen
Life is a mellow dream
Almost unspoken
By the way
You said you're here to stay
Let me love you til tomorrow
Then it will last a year and a day
Maybe we're here to forget
Look at me, I'm only seventeen
It hasn't been too long
But it's been lonely
Look at me,and smell the tangerine
Life is a mellow song
But only only
By the time
You reach your lemon-lime
I will love you till tomorrow
Then it will last a year and a day
Maybe we're here to forget
Look at me, I'm only seventeen
It hasn't been too long
But it's been lonely
Look at me, under the evergreen
Life is a mellow song
If only only...
9 / Spanish song bird
Home is like a river of goodbye
Without a summer lullaby
Since you are gone
No one rings the bell from what I've heard
I'm all alone just like a bird
Without a song
Life is an endless parade
It's no sweet lemonade
Only an empty bottle left in the shade
Oh boy, what have I done to make you go
Where is the sun, where is the snow
When you're away
Roses seems to fade upon my sight
Since you have left there is no night
There is no day
Life is an endless parade
It's no sweet lemonade
Only an empty bottle left in the shade
Oh boy...
Life is an endless parade
It's no sweet lemonade
Only an empty bottle left here under the shade
10 / By the Cathedral
Darling
I will remember, darling
I've been
Mellow and tender
I've seen water
By the cathedral
Under the maple
It was in April
You wore a raincoat
By the cathedral
I wasn't able, I was unable
Someday
You will forgive me darling
Someday
You will believe that I've seen thunder
By the cathedral
Under the maple
It's was in April
You wore a raincoat
By the cathedral
I wasn't able, I was unable
11 / Ending song
Sunny day no one is here...
In the morning rain there are no clouds
And I hear... (follow me...)